Portrait

Rencontrez deux femmes exceptionnelles militant pour la santé de tous

Chaque jour, la Société canadienne du cancer s’engage à faire une différence dans la vie de près d’une personne sur deux qui recevra un diagnostic de cancer au cours de sa vie. Pour la personne qui vient d’entendre les mots «Vous avez le cancer» et pour les personnes qui se soucient d’elle et l’aiment, nous sommes fiers d’être leur voix pour essayer de résoudre les enjeux associés au cancer.

Avec le soutien de gens engagés – comme beaucoup d’entre vous – nous militons afin d’améliorer la vie des personnes atteintes du cancer et de leurs familles, de réduire le nombre de personnes affectées par la maladie et de faire en sorte que vivre une vie saine est une possibilité pour tous.

Deux femmes, face à face, en train de se tenir les mains
À l'approche des élections fédérales de 2019, nous avons besoin de votre soutien pour rappeler aux chefs de partis politiques de faire des enjeux associés au cancer une priorité. Rencontrez Cindy et Sharon pour découvrir pourquoi se joindre à nous pour défendre la santé de tous est important.

Voici Cindy : « Je partage mon histoire pour aider les autres »

En 2016, Cindy a découvert une étrange bosse sous son oreille dans le ganglion droit. Après une visite chez son médecin de famille et des mois à passer des tests, elle a été diagnostiquée d’un cancer des amygdales.

Cindy a alors commencé 7 semaines de chimiothérapie et de radiothérapie. Au cours de son traitement, Cindy a eu recours à la prestation de maladie de l'assurance-emploi, qui prévoit jusqu'à 15 semaines de prestations pour les personnes inaptes au travail en raison d'une maladie ou d'une blessure.

Bien que le traitement de Cindy n’ait pas duré 15 semaines, elle avait besoin de plus de temps pour se remettre des effets secondaires avant de retourner au travail.

«On s'attendait à ce que je retourne au travail juste après avoir terminé mon traitement contre le cancer», explique Cindy. «Mais il y avait encore beaucoup de défis auxquels je devais faire face.»

Nous recommandons au gouvernement fédéral de prolonger la prestation de maladie de l'assurance-emploi de 15 à 26 semaines, afin que les personnes comme Cindy aient plus de temps pour surmonter les nouveaux changements de mode de vie résultant de leur traitement contre le cancer. Cela alignerait la durée de la prestation sur celle de la prestation pour aidants naturels, qui est passée de 6 à 26 semaines en 2016.

Aujourd'hui, Cindy est en rémission et milite maintenant avec passion pour une prolongation de la prestation de maladie.

«Mon traitement contre le cancer est terminé, mais je suis reconnaissante et je veux aider les autres.»

La main d’une personne posée sur celle de son amie

Voici Sharon : « Je partage mon histoire pour aider les autres »

Lorsque Sharon a commencé à ressentir de fortes douleurs à la poitrine, elle a rendu visite à son médecin et a ensuite été redirigée vers un hôpital où un test sanguin a révélé qu'elle avait développé une leucémie myéloïde chronique (LMC) – une forme rare de cancer du sang.

Ce diagnostic signifiait que Sharon aurait besoin de traitements de chimiothérapie quotidiens, à près d'une heure de route de chez elle. Heureusement pour Sharon, une fois qu'elle s'est sentie à l'aise d'administrer par elle-même sa chimiothérapie, elle a reçu une ordonnance pour des médicaments anticancéreux pris à domicile.

Bien que suivre un traitement à domicile puisse sembler une solution de rechange plus facile pour des personnes comme Sharon qui ont besoin d’un traitement à long terme, l’accès à des médicaments anticancéreux pris à domicile peut être difficile et coûteux.

Entre temps, un médicament plus efficace est devenu disponible, mais il n’était pas couvert par le programme de prestations existant en Ontario. Sharon devrait donc débourser 5 000 $ pour avoir sa prescription.

«Je n’ai pas ce genre de revenu disponible, donc me voir refuser une porte de sortie rapide vers ma rémission me semblait injuste», déclare Sharon.

Sharon a réussi, en partenariat avec la pharmacie, à faire en sorte que la compagnie pharmaceutique les paye, mais le processus a été long. Cela impliquait l'envoi de formulaires et la recherche d'une pharmacie pouvant fournir le dosage correct. Cela a entraîné des retards, ce qui a obligé Sharon à passer trois mois sans ses médicaments indispensables.

Sharon aimerait éviter que d’autres personnes aient à faire face à ces défis. En tant que personne qui continue à compter sur les médicaments anticancéreux pris à domicile, Sharon s'est jointe à nos efforts de militer pour demander une augmentation de l'accessibilité et de l'abordabilité des médicaments anticancéreux pris à domicile. Nous recommandons au gouvernement fédéral de combler les lacunes dans la couverture afin que tous puissent avoir un accès égal aux médicaments dont ils ont besoin dans le confort de leur foyer.

«Je vais simplement continuer à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour améliorer l'expérience de cancer des autres», mentionne Sharon. « J'espère que des changements seront apportés dans un futur proche. »


Rejoignez Cindy, Sharon et nous tous à la Société canadienne du cancer dans notre revendication pour du changement. Aidez-nous à exhorter les partis politiques à faire du cancer une priorité. Apprenez-en davantage sur nos priorités en matière d’élections fédérales et comment vous pouvez vous aussi vous impliquer en invitant les chefs de partis à :

  1. Bonifier les prestations de maladie de l'assurance-emploi
  2. Imposer à l’industrie du tabac des droits annuels de recouvrement des coûts
  3. Corriger les écarts dans la couverture des médicaments anticancéreux pris à domicile au Canada