une seule jonquille sur un champ obscurci
Portrait

5 faits sur l'impact du cancer du poumon au Canada en 2020

Depuis plusieurs années, le type de cancer le plus souvent diagnostiqué au Canada est le cancer du poumon. Et cette année, ne fera pas exception. Autant d’hommes que de femmes recevront ce diagnostic. En 2020, c’est environ 29 800 personnes, soit 81 personnes par jour, qui entendront les mots tant redoutés : « vous avez un cancer du poumon ».

Afin de mieux comprendre l'impact du cancer du poumon au Canada, nous avons publié Statistiques canadiennes sur le cancer : Rapport spécial 2020 sur le cancer du poumon, en collaboration avec l'Agence de la santé publique du Canada et Statistique Canada. Ce rapport donne de l’information détaillée sur l'incidence, la mortalité, la survie et la prévalence du cancer du poumon ainsi que des tendances notables et des renseignements sur la prévention, le dépistage et les disparités.

Découvrez les points importants à retenir et en quoi ils le sont pour nous tous.



1- Le cancer du poumon devrait être la principale cause de décès par cancer – causant plus de décès que les cancers colorectal, du pancréas et du sein réunis

Non seulement le cancer du poumon devrait être le cancer le plus fréquemment diagnostiqué au Canada cette année, mais il est également la principale cause de décès par cancer. Le cancer du poumon devrait causer plus de décès que les trois autres principaux types de cancer réunis, soit les cancer colorectal, du pancréas et du sein. Sur les 83 300 décès par cancer estimés en 2020, environ 1 sur 4 sera causé par le cancer du poumon.

Bien qu’au Canada le taux de survie nette du cancer du poumon soit l'un des plus élevés au monde, le taux de survie nette après cinq ans est encore relativement faible, avec 19% seulement.


Une photo d'un médecin et d'un patient se tenant la main

2- Environ 49 % des cas de cancer du poumon sont détectés au stade 4 alors qu'il s'est déjà propagé à d'autres parties du corps 

La stadification, utilisant un nombre allant de 1 à 4, permet de décrire ou de classer un cancer en fonction de la quantité de cancer présente dans le corps, son emplacement lors du diagnostic initial, s’il s’est propagé à partir de son lieu d’origine (métastases) et où il s’est propagé. Le cancer de stade 1 est généralement de petite taille et ne s'est pas propagé en dehors de son emplacement initial. Le cancer de stade 4 est celui où les cellules cancéreuses se sont propagées à d'autres parties éloignées du corps, ce qui le rend plus difficile à traiter.

Près de la moitié des cas de cancer du poumon sont détectés à un stade avancé, lorsque le cancer s'est déjà propagé au-delà des poumons. Le Rapport spécial 2020 sur le cancer du poumon dévoile que 21 % des cas de cancer du poumon sont détectés au stade 1, 8 % au stade 2, 20 % au stade 3 et 49 % au stade 4 (2 % des cas sont de stade inconnu).


Une photo d'un homme et d'une femme étreignant

3- Le taux de survie au cancer du poumon est de 71 % lorsqu'il est diagnostiqué au stade 1

Lorsque le cancer du poumon est détecté et traité à un stade précoce, les chances de succès du traitement sont meilleures. La survie est de 71 % lorsque le cancer du poumon est diagnostiqué au stade 1, mais chute à 5 % s’il est diagnostiqué au stade 4.

C’est pourquoi il est important de passer régulièrement des examens de santé et de consulter votre médecin si vous éprouvez des symptômes ou si votre santé vous inquiète. Lorsqu’on sait ce qui normal pour nous, cela aide à déceler les changements. Si vous remarquez quelque chose de différent chez vous, vérifiez ce qu’il en retourne le plus tôt possible.

Bien que certains Canadiens passent régulièrement des tests de dépistage pour le cancer du poumon, il n'existe actuellement aucun programme de dépistage du cancer du poumon. Toutefois, la Colombie-Britannique vient tout juste d’annoncer le tout premier programme de dépistage du cancer du poumon au Canada et prévoit le débuter au printemps 2022.


Un patient cancéreux étreint par son soignant

4- Environ 86 % des cas de cancer du poumon sont dus à des facteurs de risque modifiables, ce qui en fait l'un des cancers les plus évitables

Certaines choses que nous mangeons, buvons, respirons et faisons ont une influence sur notre risque de cancer. En faisant des choix sains et en nous protégeant à la maison, au travail et lorsque nous nous divertissons, nous pouvons réduire notre risque pour certains types de cancer, dont le cancer du poumon.

Environ 86 % des cas de cancer du poumon sont causés par des facteurs de risque modifiables, ce qui en fait l'un des cancers les plus faciles à éviter au Canada.

Bien que le tabagisme ait considérablement diminué au cours des 50 dernières années, le tabac reste le principal facteur de risque du cancer du poumon, représentant environ 72 % de tous les cas en 2020. D'autres facteurs de risque tels que l'inactivité physique, l'exposition au radon, à l'amiante et à la pollution atmosphérique accroissent le risque d’apparition d’un cancer du poumon chez les Canadiens.


Une photo d'une cigarette cassée

5- Les personnes à faible revenu ont de moins bonnes chances de survie au cancer du poumon

Plus nous comprenons les inégalités et leur impact sur les personnes touchées par le cancer, plus nous sommes en mesure d'y remédier. Grâce à de nouvelles données sur les revenus et d'autres facteurs socioéconomiques, les conclusions du Rapport spécial 2020 sur le cancer du poumon révèlent les disparités en matière de survie au cancer du poumon.

Les personnes à faible revenu sont plus susceptibles de recevoir un diagnostic de cancer du poumon à un stade avancé que les personnes à revenu élevé. De plus, leur taux de survie est souvent plus faible, même lorsque le diagnostic est posé au même stade que les personnes ayant des revenus plus élevés.

Les questions sous-jacentes à ces inégalités sont examinées plus en détail dans le rapport de Partenariat canadien contre le cancer intitulé « Le cancer du poumon et l'équité » : rapport axé sur le revenu et la géographie.


Une femme parlant avec son médecin tandis qu'un homme pose sa main sur son épaule

Puisque le cancer du poumon reste le type de cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les Canadiens et la première cause de décès par cancer en 2020, nous avons tous une raison de nous préoccuper des conséquences de cette maladie.

Ces points importants et d'autres constatations provenant de Statistiques canadiennes sur le cancer : Rapport spécial 2020 sur le cancer du poumon permettent de fournir des informations importantes qui mettent en évidence le besoin crucial de changement.

En travaillant ensemble, nous pouvons renforcer les efforts en matière de prévention du cancer du poumon, mettre en place un programme dépistage du cancer du poumon, améliorer le traitement, accroître l'accès au soutien et au traitement pour tous les Canadiens, quel que soit leur revenu ou leur lieu de résidence, et réduire la stigmatisation liée au cancer du poumon.

Pour en savoir plus, lisez le rapport complet ou consultez notre infographie téléchargeable.